Le président sénégalais Abdoulaye Wade lors d’un discours, le 19 mars 2011 à Dakar. © AFP
L'opposition politique et associative au président Abdoulaye Wade prévoit de manifester ce jeudi contre le vote à l'Assemblée d'un projet de réforme constitutionnelle instaurant un poste de vice-président. Et permettant au futur président de pouvoir être élu avec seulement 25 % des suffrages.
La société sénégalaise est en ébullition et la journée risque d'être chaude à Dakar, voire un peu partout dans le pays. Vent debout contre un projet de loi constitutionnel qui doit être voté ce jeudi à l'Assemblée nationale, l'opposition et diverses associations ont déjà organisé mercredi de nombreuses manifestations « spontanées » dans plusieurs quartiers de la capitale, dans sa banlieue ainsi que dans de nombreuses régions dont Kaolack, Fatick (centre) et Ziguinchor (sud).
À Dakar, la mobilisation s'est transformée en émeutes, les policiers sont intervenus brutalement et ont interpellé de nombreux militants du mouvement de jeunes « Y en a marre », dont deux célèbres rappeurs : Cyrille Touré « Thiatt » et Malal Tall « Fou malade ». Même à Paris, l'ambassade du Sénégal a été brièvement occupée par des opposants.
En cause : la volonté du chef de l'État Abdoulaye Wade d'instaurer un vice-président élu ; et surtout, le « ticket » formé par le candidat à ce poste et celui à la magistrature suprême, qui pourrait remporter l'élection avec seulement 25 % des voix, seuil qualifié de « minimum bloquant » en cas d'absence de majorité absolue au premier tour.
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Les combats entre FRCI et ex-FDS ont fait un mort, mercredi 22 juin 2011 à Abidjan. © AFP
De violents combats ont éclaté mercredi dans le quartier de Yopougon à Abidjan entre membres des FRCI et des ex-FDS. Des affrontements qui ont fait un mort, une jeune-fille tuée par une balle perdue. Et qui révèlent l'impuissance des autorités à faire respecter l'ordre dans la capitale économique de Côte d'Ivoire, où les chefs de guerre règnent en maîtres.
Alors que les nouvelles autorités ivoiriennes ont entrepris des actions de sensibilisation en vue du rapprochement entre les Forces républicaines de Côte d'Ivoire (FRCI) favorables au président Alassane Ouattara et les ex-Forces de défense et de sécurité (FDS) réputées pro-Gbagbo, de violents affrontements à l’arme lourde ont éclaté entre des membres de ces deux factions, mercredi dans le quartier de Yopougon au nord d’Abidjan.
Selon des informations recueillies auprès de témoins, des éléments du chef de guerre Ousmane Coulibaly alias « Ben Laden », basés au camp de la brigade anti-émeute (BAE) du sous-quartier des Toits Rouges, ont lancé un assaut punitif contre des gendarmes (ex-FDS) de la caserne située à un jet de pierre du QG des FRCI. « On a replongé dans l’atmosphère des combats de fin avril à Yopougon, les soldats de "Ben Laden" ont fait usage d’armes lourdes comme des roquettes pendant que les gendarmes tentaient de les contenir », témoigne un riverain.
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Le colonel Kaddafi promet qu'il n'abandonnera pas le combat. © AFP
Dans un discours à la télévision libyenne, Mouammar Kaddafi a rendu hommage à son ami Khouildi Hmidi, qui a perdu plusieurs membres de sa famille dans un raid de l’Otan, et affirmé que le combat contre l’Otan continuerait jusqu’à sa mort.
« Nous résisterons et la bataille se poursuivra jusqu'à l'au-delà, jusqu'à ce que vous soyez achevés. Mais nous ne serons pas finis. » Déterminé, le colonel Mouammar Kaddafi s’est ainsi exprimé mercredi soir, dans un discours sonore diffusé à la télévision libyenne.
Par cette allocution, le « Guide » de la Libye rendait hommage à son compagnon politique, Khouildi Hmidi. L’homme, vieil ami du dictateur libyen, a subi de plein fouet les raids de l’Otan. Plusieurs membres de sa famille sont décédés, dont trois enfants, sous les bombardements de l’Alliance atlantique lundi, qui visaient la résidence de Khouildi Hmidi à Sorman, à 70 km de Tripoli.
"Raid de précision" militaire
Au total, quelque quinze personnes auraient trouvé la mort dans ce raid aérien. « Il n'y a plus aucun accord entre nous après que vous avez tué nos enfants et nos petits-enfants [...] Nous sommes dos au mur. Vous [l'Occident] pouvez faire marche arrière », a asséné le « Guide ».
Le colonel Kaddafi a dénoncé l’acharnement de l’Otan contre Khouildi Hmidi, dont le bureau à Tripoli aurait été bombardé à quatre reprises. L’organisation décrète, elle, avoir mené un « raid de précision » militaire, censé viser un « centre de commandement et de contrôle de haut niveau ».
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